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Réseau d'entraide pour personnes souffrant de troubles anxieux
Les troubles anxieux
(514) 334-1587

L'anxiété généralisée

L'anxiété généralisée est caractérisée par des inquiétudes persistantes, excessives et incontrôlables, qui persistent depuis au moins six mois et souvent accompagnées de symptômes physiques.

La personne qui souffre d'anxiété généralisée, ressent une vigilance exagérée face au moindre événement de la vie quotidienne. Elle a constamment peur qu'un malheur soit sur le point d'arriver. Elle est en état d'attente d'une catastrophe imminente.

On peut poser un diagnostique d'anxiété généralisée lorsque les symptômes suivants persistent au-delà de six mois.

La personne :

  • souffre souvent d'insécurité (peur de manquer d'argent, de perdre son emploi?)
  • s'inquiète quotidiennement pour ses parents et amis, même si rien ne le justifie.
  • souffre souvent d'insomnie et se réveille fréquemment la nuit.
  • a de la difficulté à se détendre
  • peut avoir des tremblements
  • peut souffrir de grande tension musculaire
  • peut souffrir de maux de tête (céphalée de tension)
  • peut ressentir des symptômes comme la nausée, la diarrhée, la transpiration abondante, des palpitations, un pouls accéléré
  • peut souffrir d'irritabilité
  • peut ressentir le besoin d'aller uriner souvent
  • peut souffrir d'une fatigue chronique
  • peut se sentir la gorge serrée, sentir qu'elle étouffe
  • peut avoir des problèmes de concentration
  • peut même souffrir de dépression
  • peut même souffrir de dépression

On remarque chez l'individu souffrant d'anxiété généralisée une grande sensibilité aux bruits, aux odeurs, aux changements de température, d'ambiance. Il sursaute facilement lorsque quelqu'un s'approche sans faire de bruit. Il a tendance à réagir plus fortement que la moyenne des gens en apprenant qu'une catastrophe dans le monde.

On peut illustrer l'anxiété généralisée par les exemples suivants:

Marie est sortie faire des courses à quelques rues de chez elle. En entendant des sirènes de pompier, elle va automatiquement penser que l'incendie pourrait être chez elle. Alors elle se dépêchera de finir ses emplettes pour retourner le plus vite possible vérifier si son domicile n'est pas la proie des flammes. Marc téléphone à la maison à la même heure chaque jour d'école pour vérifier si ses enfants adolescents sont bien revenus de l'école. Si par malheur l'un d'eux est en retard il panique en s'imaginant le pire: un accident, une agression etc.

L'attaque de panique

La panique est une réaction normale devant un danger imminent. Elle déclenche un ensemble de réactions physiques et émotives. Cependant, lorsque cette réaction survient sans aucune situation dangereuse réelle alors c'est une "attaque de panique".

Une attaque de panique est une période d'anxiété ou de malaise bien délimitée marquée par une peur ou une terreur associée à des sensations physiques présentes normalement dans une situation de catastrophe imminente. L'attaque de panique est accompagnée par au moins 4 symptômes physiques ou émotifs parmi les suivants:

  • Palpitations
  • Rythme cardiaque accéléré
  • Tremblements
  • Transpirations, sueurs froides
  • Sensation de étouffement ou manquer d'air
  • Étranglement
  • Douleur thoracique
  • Vertige ou tête vide
  • Gorge serrée
  • Peur de s'évanouir
  • Engourdissement et picotements
  • Nausée, troubles digestifs ou intestinaux
  • Faiblesse musculaire, jambes molles
  • Frissons ou bouffées de chaleur
  • Peur de perdre le contrôle, de devenir fou
  • Peur de mourir
  • Dépersonnalisation, sensation d'être déconnecté de son corps
  • Impression d'être en dehors de la réalité.


Le trouble panique

Il y a des personnes qui ont une ou plusieurs attaques de panique, qui vont consulter le médecin et apprennent que tout ça est causé par " les nerfs". Elles sont rassurées, changent ainsi leur façon de vivre et règlent leur problème.

D'autres personnes vont vivre dans la crainte d'une prochaine attaque de panique et sont à l'écoute de leur corps. Elles s'affolent au moindre symptôme. La peur d'avoir une attaque de panique est suffisante pour en déclencher une réellement. C'est alors devenu un "trouble panique".

La caractéristique essentielle du trouble panique est la présence d'attaques de panique récurrentes et inattendues suivies de la crainte persistante pendant au moins un mois d'avoir une autre attaque de panique; c'est aussi la présence de préoccupations quant aux implications possibles ou aux conséquences de ces attaques de panique. Voici le schéma du trouble panique :

  • Peur constante d'une nouvelle attaque
  • Symptômes physiques
  • Peur accrue, fuite ou combat
  • Augmentation des symptômes
  • La peur devient panique

Les attaques de panique peuvent être de trois types selon le degré de prédictibilité de leur survenance :

1. liées à une situation (vous savez que dans une situation particulière, comme par exemple être dans le métro, vous allez paniquer)
2. favorisées par une situation (vous avez déjà eu une attaque de panique dans une certaine situation, un centre commercial par exemple, mais vous ne savez pas si cela va se reproduire)
3. inattendues (vous êtes incapable de prédire vos attaques de panique).

L'agoraphobie

Anxiété liée au fait de se retrouver dans des endroits ou des situations d'où la personne pense qu'il serait difficile ou gênant de s'échapper ou de trouver du secours en cas de malaise.

Les peurs agoraphobiques regroupent un ensemble de situations caractéristiques incluant le fait de se retrouver seul en dehors de son domicile; d'être dans une foule ou dans une file d'attente; sur un pont ou dans un autobus, un train ou une voiture.

L'évitement progressif de tous les lieux publics risque peu à peu de réduire la liberté de la personne et handicaper gravement sa vie sociale et professionnelle, puisqu’elle demeurera souvent chez elle, faute d'accompagnement pour se déplacer.

Lorsque l’on craint l'arrivée d’une attaque de panique, on a envie d’être dans un endroit sûr ou avec une personne proche, qui nous comprend, si une nouvelle attaque de panique survient, de manière à pouvoir être rapidement conduit dans un hôpital ou aller se coucher dans sa chambre (le domicile étant souvent vu comme un endroit sécurisé). La fuite, en plus d’être assez difficile à réaliser (comme sortir d’un ascenseur en marche ou sortir d'une salle de cinéma en pleine séance), la situation risque fort probablement de causer beaucoup d’embarras à l’individu qui la subit (le regard des autres, par exemple).

l'agoraphobie conduit à l’évitement de situations comme :

  • se trouver dans une foule, un endroit public;
  • voyager en voiture, en train, en avion, en autobus ou en métro;
  • être sur un pont, une autoroute, un viaduc ou un tunnel;
  • monter dans un ascenseur;
  • aller au cinéma, au théâtre, au restaurant;
  • faire des emplettes au supermarché, au centre d'achats;
  • aller à la banque;
  • aller chez le dentiste, le médecin, le coiffeur;
  • être seul hors de son domicile ou seul à la maison.

La phobie sociale et l'anxiété sociale

L'anxiété ou la phobie sociale, trouble grave de l'anxiété.

C'est une peur marquée du jugement des autres dans toutes situations sociales interpersonnelles ou toutes situations où la personne est l'objet d'observation, dans lesquelles un sentiment de gêne intense peut survenir. L'exposition à ces situations provoquent presque inévitablement une réponse anxieuse pouvant aller jusqu'à l'attaque de panique. Cette peur mène généralement à l'évitement de ces situations.

Situations sociales interpersonnelles

  • Parler en public.
  • Manger et boire devant d'autres personnes.
  • Écrire devant une ou plusieurs personnes.
  • Entrer ou sortir d'une salle où les gens sont déjà assis.
  • Travailler en équipe (aux études ou au travail).
  • Pratiquer un sport d'équipe où la personne est observée.
  • Aller aux toilettes publiques.
  • S'asseoir dans une salle d'attente.
  • Monter à bord d'un ascenseur, autobus ou wagon de métro bondé de personnes.
  • Passer devant un groupe de personnes.

Il y a trois niveaux de "gêne"

1. La simple timidité
Ou le trac occasionnel lorsque la personne ressent un léger inconfort.

2. L'anxiété sociale
Lorsque la personne ressent des symptômes plus marqués comme des rougissements, des tremblements, des chaleurs ou des sueurs froides, des palpitations, des nœuds dans l'estomac etc.

3. La phobie sociale
Lorsque la personne est incommodée par des symptômes physiques graves allant jusqu'à la panique. Elle finit par éviter toutes les situations dans lesquelles elle risque de ressentir ces symptômes. Malgré les conduites d'évitement, la souffrance psychosociale est toujours présente puisqu'il en découle un important sentiment de détresse et d'isolement social. De nombreux phobiques sociaux sont incapables de travailler à l'extérieur et d'avoir une vie sociale ou affective. Certains décrochages scolaires pourraient être reliés à la phobie sociale chez les jeunes.

*Critères diagnostiques DSM IV (manuel diagnostique le plus courant)

A. Une peur persistante et intense d'une ou plusieurs situations sociales ou bien de situations de performance durant lesquelles le sujet est en contact avec des gens non familiers ou bien peut être exposé à l'éventuelle observation attentive d'autrui. Le sujet craint d'agir (ou de montrer des symptômes anxieux) de façon embarrassante ou humiliante.

B. L'exposition à la situation sociale redoutée provoque de façon quasi systématique une anxiété qui peut prendre la forme d'une Attaque de panique liée à la situation ou bien facilitée par la situation.

C. Le sujet reconnaît le caractère excessif ou irraisonné de la peur.

D. Les situations sociales ou de performance sont évitées ou vécues avec une anxiété et une détresse intenses.

E. L'évitement, l'anticipation anxieuse ou la souffrance dans la (les) situations(s) sociale(s) redoutée(s) ou de performance perturbent , de façon importante, les habitudes de l'individu, ses activités professionnelles (ou scolaires), ou bien ses activités sociales ou ses relations avec autrui, ou bien le fait d'avoir cette phobie s'accompagne d'un sentiment de souffrance important.

F. Pour les individus de moins de 18 ans, on ne porte le diagnostic que si la durée est d'au moins 6 mois.

G. La peur ou le comportement d'évitement n'est pas lié aux effets physiologiques directs d'une substance ni à une affection médicale et ne sont pas mieux expliqués par un autre trouble mental (p. ex. le trouble panique avec ou sans agoraphobie).

H. Si une affection médicale générale ou un autre trouble mental est présent, la peur décrite en A est indépendante de ces troubles; par exemple, le sujet ne redoute pas de bégayer, etc..

Les caractéristiques habituelles associées à la phobie sociale comprennent une hypersensibilité à la critique, à une évaluation négative ou au rejet, une faible estime de soi ou des sentiments d'infériorité. Les sujets ayant une phobie sociale craignent souvent une évaluation indirecte par les autres telle que de passer un examen.

*source : www.anxietesociale.org

Le trouble obessif-compulsif

Trouble caractérisé par des idées (obsessions) et des comportements (compulsions) répétitifs et gênants. La personne a conscience du caractère anormal de ses troubles mais ne peut les contrôler.

Les obessions sont des idées, des images ou des impulsions qui envahissent maintes et maintes fois la pensée du sujet malgré lui et qui entraînent anxiété et difficultés de concentration et de mémoire. Ce qui distingue une obsession d'une croyance chez le sujet atteint du trouble, c'est qu'il se rend compte que ses peurs obsessionnelles n'ont pas de sens même s'il se sent obligé d'y donner suite.

Voici des obsessions courantes

  • La peur de la contamination par des germes, de la poussière, etc.
  • S'imaginer s'être blessé ou avoir fait mal à quelqu'un d'autre
  • La peur de causer un incendie ou un dégât d'eau ne pas avoir éteint un four ou fermé un robinet même après l'avoir vérifié plusieurs fois
  • S'imaginer perdre le contrôle d'impulsions hostiles ou violentes
  • Des pensées ou d'impérieux besoins sexuels désagréables
  • Des doutes religieux ou moraux excessifs
  • Le besoin de mettre les choses dans un ordre particulier
  • Le besoin de parler, demander ou se confesser

Les compulsions sont des actes répétitifs, se déroulant souvent selon certaines règles, effectués pour diminuer l'anxiété causée par les obsessions

Voici des compulsions courantes

  • Une personne obsédée de propreté peut se laver les mains de façon répétée jusqu'à ce que sa peau soit à vif ou saigne.
  • Une personne peut vérifier plusieurs fois de suite :
       - si elle a bien verrouillé la porte de la maison ou la portière de la voiture
       - si elle a bien éteint la cuisinière ou le fer à repasser
       - si elle a bien fermé le robinet
       - si elle a bien affranchi la lettre qu'elle va poster
       - si elle a bien apporté ses clés
  • Une personne qui se demande continuellement si elle a frappé quelqu'un avec sa voiture peut conduire dans le même quartier pendant des heures jusqu'à ce que le doute disparaisse.

Contrairement aux autres comportements compulsifs (comme les jeux d'argent), ces compulsions ne procurent aucun plaisir. La personne obsédée les accomplit pour dissiper un malaise ou une inquiétude suscitée par l'obsession correspondante.

La phobie spécifique

La phobie spécifique consiste en une peur importante et persistante déclenchée par la présence ou la possibilité d'être en contact avec un objet, un animal ou à une situation spécifique. L'objet de la peur est clairement défini. La personne ne peut pas contrôler sa peur. Si elle ne peut pas éviter ou fuir l'objet de sa peur, elle ressentira une grande souffrance ou détresse en sa présence.

La phobie spécifique se retrouve dans les types de peurs suivantes:

  • des animaux ou des insectes (surtout les araignées)
  • des éléments de l'environnement naturel, (tornades orages)
  • du sang, (blessure, prélèvement, transfusion)
  • des microbes et des maladies
  • des situations spécifiques. (être victime de vol, de violence)
  • des endroits clos (ascenseurs, placard, pièces fermées)
  • des voyages ou des moyens de transport (vol en avions, trains, bateaux, autobus, métros)

 

L'anxiété ou le stress post-traumatique

Ce trouble peut apparaître lorsqu'une personne a vécu une expérience particulièrement traumatisante comme une agression violente, un vol, une prise d'otage, un incendie, un accident, etc. Il arrive que le trouble apparaisse également chez des personnes qui ont été témoin d'un événement traumatisant ou lorsqu'elles ont été impliquées indirectement.

Suite à un événement catastrophique, chez la majorité des personnes, une réaction normale dure au moins deux jours et ne dépasse pas quatre semaines. Mais d'autres peuvent ressentir des symptômes physiques ou psychologiques aigus et persistants qui les empêchent de fonctionner normalement.

On parle de stress post-traumatique lorsque la perturbation entraîne une souffrance ou une altération du fonctionnement social, professionnel ou dans d'autres domaines importants. Le souvenir de l'événement est souvent d'une extraordinaire précision.

Les gens disent revoir la scène comme s'ils y étaient. Les images, le souvenir des cris, des odeurs, etc; semblent plus vrais que la mémoire ordinaire. Luc, par exemple, nous racontait comment il n'a qu'à "regarder" ces images pour nous dire combien il a fait de pas pour aller vers les victimes, etc.

Voici les critères définis par l'American Psychiatric Association et qui sont généralement utilisés:

A. La personne a été exposée à un événement traumatique tel que défini plus haut.

B. L'événement traumatique est constamment revécu, de l'une (ou de plusieurs) des façons suivantes:

  • 1. souvenirs répétitifs et envahissants de l'événement provoquant un sentiment de détresse et comprenant des images, des pensées ou des perceptions. Note: Chez les jeunes enfants, jeux répétitifs exprimant des thèmes ou des aspects du traumatisme.
  • 2. rêves répétitifs concernant l'événement provoquant un sentiment de détresse. Note: Chez les enfants, il peut s'agir de rêves effrayants sans contenu reconnaissable.
  • 3. impression ou agissements soudains "comme si" l'événement traumatique allait se reproduire (incluant le sentiment de revivre l'événement, des illusions, des hallucinations et des épisodes dissociatifs (flash-back), y compris ceux qui surviennent au réveil ou au cours d'une intoxication). Note: Chez les jeunes enfants, la remise en action peut se produire.
  • 4. sentiment intense de détresse psychique lors de l'exposition à des indices internes ou externes évoquant ou ressemblant à un aspect de l'événement traumatique (par ex., les dates anniversaires, le temps froid ou le temps chaud, la neige, certains endroits, certaines scènes à la télévision, etc.).
  • 5. réactivité physiologique lors de l'exposition à des indices internes ou externes pouvant évoquer ou ressembler à un aspect de l'événement traumatique.

C. Évitement persistant des stimulus associés au traumatisme et émoussement de la réactivité générale (non présente avant le traumatisme) comme en témoigne la présence d'au moins trois des manifestations suivantes:

  • 1. efforts pour éviter les pensées, les sentiments ou les conversations associés au traumatisme.
  • 2. efforts pour éviter les activités, les endroits ou les gens qui éveillent des souvenirs du traumatisme.
  • 3. incapacité de se rappeler un aspect important du traumatisme.
  • 4. réduction nette de l'intérêt pour des activités importantes ou bien réduction de la participation à ces mêmes activités.
  • 5. sentiment de détachement d'autrui ou bien de devenir étranger par rapport aux autres.
  • 6. restriction des affects (par ex., incapacité à éprouver des sentiments tendres).
  • 7. sentiment d'avenir "bouché" (par ex., penser ne pas pouvoir faire carrière, se marier, avoir des enfants, ou avoir un cours normal de la vie).

D. Présence de symptômes persistants traduisant une activation neurovégétative (non présente avant le traumatisme) comme en témoigne la présence d'au moins deux des manifestations suivantes:

  • 1. difficultés d'endormissement ou sommeil interrompu
  • 2. irritabilité ou accès de colère
  • 3. difficultés de concentration
  • 4. hypervigilance
  • 5. réaction de sursaut exagérée.

On parle de stress post-traumatique lorsque la perturbation entraîne une souffrance ou une altération du fonctionnement social, professionnel ou dans d'autres domaines importants. Le souvenir de l'événement est souvent d'une extraordinaire précision.

Les gens disent revoir la scène comme s'ils y étaient. Les images, le souvenir des cris, des odeurs, etc; semblent plus vrais que la mémoire ordinaire. Luc, par exemple, nous racontait comment il n'a qu'à "regarder" ces images pour nous dire combien il a fait de pas pour aller vers les victimes, etc..

Les symptômes de stress post-traumatique sont, de l'avis de plusieurs chercheurs, le résultat de mécanismes d'adaptation de l'organisme.

  • Par exemple, les symptômes d'hypervigilance et autres symptômes de suractivation physiologique se produisent comme s'il fallait rester en alerte pour s'assurer de faire ce qu'il faut et de prévenir tout autre danger.
  • L'émoussement des émotions et l'amnésie permettent de doser le stress à gérer, etc..
  • Le problème, quand on ne se rétablit pas, est que ces mécanismes se maintiennent alors qu'ils ne sont plus nécessaires et qu'ils présentent trop d'inconvénients.

Il arrive que ces symptômes de stress post-traumatique soient accompagnés de symptômes physiques ou psychologiques d'anxiété ou de panique (il s'agit d'hyperventilation) tels que:

  • palpitations,
  • battements de coeur ou accélération du rythme cardiaque,
  • transpiration,
  • tremblements ou secousses musculaires,
  • sensations de "souffle coupé" ou impression d'étouffement,
  • sensation d'étranglement,
  • douleur ou gêne thoracique,
  • nausée ou gêne abdominale,
  • sensation de vertige, d'instabilité, de tête vide ou impression d'évanouissement,
  • déréalisation (sentiments d'irréalité) ou dépersonnalisation (être détaché de soi),
  • peur de perdre le contrôle de soi ou de devenir fou,
  • peur de mourir,
  • sensations d'engourdissement ou de picotements,
  • frissons ou bouffées de chaleur

(reproduit du DSM-IV, Critères d'une attaque de panique).

L'anxiété de séparation

L'anxiété de séparation est décrite dans le DMS IV comme étant une anxiété excessive concernant la séparation d'avec les personnes auxquelles l'enfant est attaché. Ce trouble comprend trois séries de signes qui peuvent survenir conjointement ou indépendamment :

  • détresse lors de la séparation avec signes ou plaintes répétitifs témoignant de cette angoisse : peurs, crises de colère, demandes pressantes aux parents de ne pas partir, voire état de panique avec signes somatiques : céphalées, nausées, vomissements. Palpitations, vertiges, ... chez les adolescents. Dans les cas extrêmes, désir de mourir
  • rumination et préoccupations morbides portant sur l'intégrité de la famille et sur l'enfant lui-même : crainte d'accidents, de voleurs, de se perdre, ...
  • nostalgie du chez-soi et désir de réunion familiale

Le tableau clinique ne varie pas avec le sexe mais avec l'âge, il est le plus complet chez les enfants entre cinq et huit ans et chez les adolescents entre treize et seize ans. On estime que 4% des enfants et des jeunes adolescents présentent ce trouble. Les psychiatres mettent en avant plusieurs pistes qui pourraient l'expliquer : trouble de l'attachement, personnalité inhibée, antécédents familiaux de troubles affectifs, vulnérabilité génétique, évènements familiaux stressants ou traumatisants. Source: Bailly D. : « La peur de la séparation de l'enfance à l'âge adulte »

L'anxiété de performance

La plupart des personnes vivent un stress normal avant un examen, une présentation devant un groupe, une entrevue d'embauche ou une évaluation. D'autres considèrent la réussite et la performance si importante que cela leur cause un niveau de stress démesuré lors de ces occasions. C'est ce qui arrive à ceux et celles qui sont aux prises avec une forte anxiété de performance. L'anxiété de performance est un état d'appréhension, de tension ou de malaise causé par la peur de l'échec.

Elle peut se traduire de plusieurs façons :

  • stress élevé, panique ou crises d'angoisse avant et durant un examen, évaluation, ou une présentation,
  • perfectionnisme exagéré dans l'étude, dans le travail, dans le sport ou dans les activités artistiques et même dans la vie privée
  • une panoplie de troubles somatiques à l'approche des échéances (migraines, troubles digestifs, l'augmentation de la pression sanguine, l'insomnie. etc.).
  • peur d'entreprendre de projets dont l'issue est incertaine (comme les études universitaires ou changer d'emploi),
  • peur d'être confrontés à un échec éventuel.
  • présence de pensées irrationnelles et négatives (j'ai tout oublié; je vais échouer).

La personne souffrant d'anxiété de performance donne plus d'importance à la performance, qu'à la tâche en soi. Elle accorde plus de valeur à la réussite plutôt qu'à l'apprentissage. Elle ne s'accorde pas le droit à l'erreur. Elle aurait tendance à attribuer ses échecs à son incompétence à son manque de valeur et ses succès à la chance ou la facilité de la tâche. Elle entre dans un cercle vicieux: elle ne peut jamais être satisfaite de ses efforts ou avoir confiance en ses habiletés, et continue donc d'être anxieuse. Elle cherche à prouver sa valeur car elle ne croit pas, au fond, pouvoir être aimée simplement pour ce qu'elle est, et sent que sa valeur dépend uniquement de ses réussites et de ses réalisations, de ce qu'elle fait.

D'où vient l'anxiété de performance ?

L'anxiété de performance, comme tout trait de personnalité, prendrait racine lors de la petite enfance et durant les années scolaires. Elle découle de l'interaction entre l'enfant et ses parents souvent très exigeants. L'enfant se sentant incompétent à répondre à leurs attentes devient donc plus anxieux et découragé. Il fera tout pour mériter leur éloge et tentera à tout prix d'éviter l'échec et faire face à leurs critiques.

Il est très probable qu'il développera une pauvre estime de soi et un sentiment profond d'incompétence.